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ATOME MEDIAS

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Découvrir, partager et développer des idées pour devenir le constituant fondamental de sa propre matière avec MATEO


Comment le concept islandais de Eingleði donne l'occasion de vivre joyeusement son célibat

Publié par MATEO sur 21 Janvier 2023, 08:00am

Catégories : #ACTUALITES, #APPLICATION, #AMOUR, #CELIBATAIRE, #COUPLE, #Développement personnel, #ENSEIGNEMENT, #LIFE STYLE, #LOVE, #PSYCHOLOGIE, #SOCIAL, #SOCIETE, #amitié, #amour, #amitie, #comportement, #couple, #emotions, #homme, #personnalité, #sexualite

Célibataires, arrêtons de nous user le cœur et l'esprit à chercher l'Amour coute que coute. Avec ce concept islandais bienveillant, on célèbre de manière positive le fait d’être célibataire en se reconnectant à soi-même et à ceux qui nous entourent. Explications...

Comment le concept islandais de Eingleði donne l'occasion de vivre joyeusement son célibat

Il est vrai que j'aime naviguer sur internet pour découvrir des articles sur de nouveaux concepts à propos du développement personnel, de la psychologie, du bien-être etc... Cela me permet de faire un constat rapide sur les préoccupations de mes contemporains et souvent des miennes aussi.

Au fil du temps et de mes articles, je me suis rendu compte que les pays nordiques sont très forts pour nommer des concepts qui mettent en avant le bien-être. Très souvent, on découvre le nom du concept mais on connait l'attitude qui y correspond : par exemple le “hygge” danois qui invite à la détente ou le “lagom” suédois qui célèbre le minimalisme. 

Aujourd'hui, je vous parle d'un concept islandais, le “Eingleði” !

Fini la course aux rencontres amoureuses pour les célibataires. On se recentre sur soi et on rend son célibat utile en attendant, qui sait, de trouver l'Amour.

 

Comment le concept islandais de Eingleði donne l'occasion de vivre joyeusement son célibat

Dans quelques mois, cela fera 5 ans que je suis célibataire, après une dernière relation de 6 ans. Il y a bien eu des rencontres depuis, faîtes d'histoires courtes ou vite avortées aussi. Et en prenant du recul sur ces rencontres, je me suis rendu compte que c'était très souvent pour les mêmes raisons que cela ne fonctionnait pas. La raison principale était comment chacun vivait sa solitude et/ou son célibat car la nuance est bien là. L'adage dit “mieux vaut être seul que mal accompagné” n'est ce pas ? En Islande, le concept de “Eingleði” fait voir le célibat sous un tout autre jour. Au lieu d’être vécu comme une situation subie (au pire) ou transitoire (au mieux), le célibat devient une période riche qui est importante d'être vécue pleinement car personne ne peut prévoir sa durée.

 Pourquoi suis-je positif en écrivant cela ? Je t'explique...

Tout d'abord, je vais définir le mot SOLITUDE.

La solitude est le fait de n'être engagé dans aucun rapport social. L'étude du phénomène de solitude a permis d'en dégager trois formes :
1. vivre seul(e),
2. être en situation d'isolement relationnel
3. Ressentir un sentiment de solitude.

Ces trois formes de solitude augmentent au sein de la population et on constate que des célibataires vivent ces 3 formes de solitude. Cette période peut être extrêmement dure pour eux si elle est subie.

Alors, comment peut-on réagir de manière optimiste au fait d'être célibataire ? Comme une manière de concilier santé mentale, rapport à l’autre et à soi et une remise en question du couple tradi, en ce début d’année 2023.

Depuis mai 2018, J'ai recommencé à avancer dans la vie en solo, l’occasion d’en apprendre davantage sur moi. Je n'ai rien contre le fait d'être en couple, cependant, au fil du temps, seul, j'ai redécouvert mes véritables besoins et envies, loin des ondes brouillées par les états d’âme d’un ou d’une partenaire. Le célibat nous donne la liberté de faire exactement ce que l'on souhaite : prendre le temps de lire un livre au calme ou bien sortir et se socialiser. On peut travailler d'avantages, se former à nouveau, prendre des risques en tentant de nouvelles choses. Aller au bout de soi-même...  Cependant, passé un âge, être célibataire dans certains pays, est souvent perçu comme embarrassant et vu de façon négative. Et celles et ceux qui ont connu une période de célibat prolongée au cours de leur vie ne me diront pas le contraire avec l'expérience du repas de famille. 

C’est pourtant bien ce que prône “Eingleði”. Issue de la contraction des mots islandaix “einn” (un) et “gleði” (joie), autrement dit “la joie d’être un”, le concept incite à repenser la norme sociale du couple traditionnel. Parce que l’amour des autres est une donnée que l’on ne maîtrise pas, tandis que l’amour de soi ne dépend que de nous. L’idée est donc bel est bien, de prendre de la distance avec l’objectif (voire l’obsession) d’être en couple à tout prix. Sans rejeter l’idée d’une relation amoureuse, il s’agit de profiter de cette période d’accalmie dans sa vie de couple, pour faire des rencontres et se reconnecter à soi-même. Une invitation à profiter pleinement des possibilités que cette situation nous offre dans la vie. Une façon de réinterroger frontalement notre amour de soi, mais également notre relation au temps qui passe.

Ce concept islandais de “Eingleði”  met volontiers à l’honneur l’image d’une « solitude satisfaisante » qui ne serait pas perçue négativement. Décomplexant et inspirant. Une façon de voir la solitude différemment sans être scotché aux applis de rencontres.

Durant ces 5 années, j'ai toujours gardé mes valeurs, elles n'avaient aucune raison de changer elles. Par contre, j'ai pu évoluer en développant mes activités et en trouvant un équilibre personnel et professionnel. Ces deux dernières années, je me suis mieux compris sur certaines de mes attentes et j'ai pris en maturité émotionnelle en prenant conscience de ma responsabilité affective : je ne veux faire souffrir personne par rapport à mes choix. Ces années m'ont rendu plus stable et fiable envers moi-même et les autres. Et chose essentielle, j'ai développé de belles relations en y consacrant du temps. Célibataire, mais pas si seul que ça finalement...

Alors, évidemment, il y a des moments rudes dans le célibat à un certain âge, il ne faut pas se mentir. Il n’est pas rare que l’on me demande quand, au juste, je compte « me caser ». Se mettre en couple ne se programme pas, et face à cela, je recommande fortement de répondre : « Non merci, je suis dans ma période Eingleði ». (à prononcer Ein-glu-di). 

Malin, n'est ce pas ?

 

 

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