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Publié par www.matthieulamarque.fr

AUDREY PULVAR

Audrey Pulvar a étudié les sciences économiques à Rouen avant d’intégrer l’école Supérieure de Journalisme de Paris dont elle sort major en 1994. Elle débute à Antilles Télévision (ATV), en Martinique. En 2003, elle rejoint France 3 comme présentatrice du journal (Soir 3, 19-20), puis, en 2009, i>TELE où elle anime différentes émissions (Audrey Pulvar Soir, 17h politique, 19h/20h). En septembre 2011, tout en continuant son émission quotidienne sur France Inter, Audrey Pulvar devient chroniqueuse aux côtés de Natacha Polony dans l'émission On n'est pas couché présentée par Laurent Ruquier sur France2. En 2012, elle collabore au Grand 8 de Laurence Ferrari sur D8. En 2013, elle rejoint également l’émission "Tirs Croisés Ferrari" sur i>TELE et "On Refait le Monde" sur RTL. L’enfant bois, son premier roman, est paru au Mercure de France en 2004 et a obtenu le Prix Carbet des Lycéens 2004. Audrey Pulvar a reçu le trophée des femmes en Or (catégorie média) en 2008.

Elle était l'invitée de l'événement « Les Idées Mènent le Monde » au Palais Beaumont, à Pau le samedi 22 novembre. Elle a participé au débat « Bonheur : Masculin ou Féminin ? ». Puis une séance de dédicaces était organisée pour son livre « Libres comme elles » paru aux éditions de la Martiniére. Audrey Pulvar y brosse le portrait de 21 femmes aux destins exceptionnels qui ont fait des choix artistiques, littéraires, politiques ou personnels allant à l’encontre de leur époque et des conventions sociales.

 

Matthieu Lamarque : « Je retrouve Audrey Pulvar après sa séance de dédicaces pour son livre « Libres comme elles ». Comment se passe votre passage à Pau ? »

Audrey Pulvar : « Ca se passe très bien. Je vois beaucoup de monde. J’ai eu beaucoup de signatures. Les gens me parlent du débat auquel j’ai participé juste avant « Le Bonheur : masculin ou féminin ? ». Une journée très agréable à Pau. »

ML : « Justement, par rapport à votre livre « Libres comme elles », est-ce que vous, femme journaliste en 2014, vous vous sentez libre ?

AP : « Ah oui ! Je me bats tous les jours pour cette liberté : liberté de ton, liberté économique parce qu’il faut gagner sa vie. Indépendance d’esprit… Je ne sais si je suis libre en fait mais en tous les cas je me bats pour l’être.

ML : « Il y a beaucoup de gens qui sont venus vous voir aujourd’hui. On sent qu’il y a une bienveillance et de la reconnaissance par rapport à ce que vous représentez et ce que vous faites. Comment vivez-vous cette proximité avec les gens ? »

AP : « C’est toujours un bonheur de rencontrer les lecteurs et les téléspectateurs parce qu’ils ont une vision sincère et rafraichissante de ce qu’on fait, de ce qui est le métier, qui peut être aussi une vision très critique d’ailleurs. Cela nous change un peu des discours tout faits des gens qui vous tapent dans le dos en vous disant « J’aime beaucoup ce que tu fais ! » et qui en fait vous donne un coup de poignard. C’est toujours un plaisir de rencontrer les vrais gens, de sortir de ma bulle parisienne. Et évidemment je suis touchée quand des femmes viennent me voir et me disent que je les inspire et qu’il faut continuer. Évidemment c’est très touchant. On ne rend pas compte car on avance, on se bat, on essaie de faire évoluer les idées mais on ne se rend pas forcément compte de l’écho que reçoivent ces idées. ML : « Tous à l’heure j’ai vu beaucoup de jeunes garçons avec votre livre. Ils m’ont dit que c’était pour offrir à leur mère pour Noël. » AP : « Ca me touche beaucoup. D’abord ce livre n’est évidemment pas écrit que pour les femmes, c’est un livre pour les femmes et les hommes et je le dédie aux hommes. Mais effectivement, souvent, au moment des signatures, j’ai des jeunes hommes qui prennent le livre pour leur mère. Des garçons entre 15 et 30 ans. Je les trouve très touchant parce que c’est une façon de dire que ces questions de féminisme les concerne aussi. Je dis souvent que c’est pas contre les hommes que l’on construit une société différente et féministe, c’est avec eux. Les hommes aussi peuvent être féministes car ils ont tout intérêt à ce que la société soit plus féministe, plus égalitaire car quand on libère les femmes de leur carcan et de leur déterminisme, par symétrie, on libère les hommes du déterminisme. De ce fait on leur restitue toute leur place et notamment dans les questions d’éducation, notamment dans la place qu’ils ont pour éduquer leurs enfants. Moi je promues la place du père, que nous les mères on leur laisse de la place et qu’on n’essaie pas de faire à leur place. Et que les Hommes aient tout leur espace dans la construction du Monde, la construction de la société, la construction de la famille. Le fait d’élever des enfants est très important mais pour ca il faut imaginer une société où l’homme et la femme sont égaux même s’ils ne sont pas identiques et qu’on sorte les uns et les autres de leur déterminisme.

ML : « Audrey Pulvar, aujourd’hui, Joyeuse ou Heureuse ? »

AP : (elle rit) – « Je vois que vous avez suivi la conférence. Joyeuse toujours ! Souvent même dans les situations très compliquées. On se dit « Sourie puisque c’est grave », titre d’une chanson des années 80 écrite par Alain Chamfort. Joyeuse toujours car le rire est le propre de l’être humain. Heureuse ça dépend mais ça arrive plusieurs fois par jour quand même.

ML : « Merci Audrey Pulvar ! »

AP : « Merci beaucoup ! »

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