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Publié par www.matthieulamarque.fr

 Arnold Schwarzenegger père d'une zombie nommée Maggie.

Le mercredi 27 mai sortira sur les écrans français le film Maggie de Henry Hobson. Après Bad Teacher avec Cameron Diaz, le jeune réalisateur revient avec un drame porté par la jeune actrice Abigail Breslin et Arnold Schwarzenegger​ .

L'histoire est vue et revue : Alors qu'une terrible pandémie se propage à travers les États-Unis, le gouvernement impose de placer les malades infectés par le virus en quarantaine, où ils se transformeront en zombies, totalement retranchés du monde. Lorsque Maggie, 16 ans, apprend qu'elle a été contaminée, elle s'enfuit. Mais son père, Wade Vogel, est déterminé à la retrouver et à la protéger coûte que coûte, même s'il lui faut affronter les forces de police...

Le spectateur peut penser à un nouveau film de zombie... Oui et non.

Oui mais alors oubliez les explosions de cervelles et les courses poursuites de zombies façon "The Walking Dead". Ici c'est lent et triste comme la marche d'un zombie dans une tragédie où les dualités s'affrontent dans une époque non définie. Même si le film n'est pas ce que l'on pouvait attendre, Mr Le Gouverneur de Californie y est juste. Disons plutôt qu'il est comme à son habitude. Massif, imposant, visage fermé et juste quelques phrases au compteur qui laissent passer un peu d'émotion. Deux petits assauts hors champ où l'ancien Conan le Barbare dézinguera deux zombies. Rien de plus. Le vrai combat sera celui à l'intérieur de sa fille. Car c'est l'histoire d'un père prêt à tout pour retrouver sa fille malade pour qu'elle finissent ses jours chez elles près des siens malgré l'interdiction des autorités. Le film se passe très souvent dans l'obscurité, ou dans la grisaille avec un peu de couleur verdâtre en fond. Une ambiance un peu morbide et très 80's comme sur l'affiche. Le spectateur ne trouvera la lumière que dans la dernière scène du film.

Je m'attendais à un film avec une vision un peu plus large de cette situation post-apocalyptique mais le réalisateur a préféré faire un focus sur un père et sa fille avec. C'est très lent, très froid voir poisseux. Je ne peux reprocher au réalisateur d'avoir su créer une vraie atmosphère. La plupart des spectateurs sont habitués à voir des transformations rapides dans les films de genre. Or, Maggie prend le contrepied de ce lieu commun et propose une transition lente, qui se déroule sur plusieurs semaines, et se révèle finalement plus éprouvante (tant pour les personnages que pour les spectateurs). En traitant ce sujet, le réalisateur ravive la crainte autour des pandémies, une menace bien réelle qui sévit toujours à l’heure actuelle. C'est filmé de près pour une meilleur proximité du drame.

Oubliez tout ce que vous avez vu sur les films de zombies et laissez vous contaminer par Maggie. Aussi, orientez vous vers Zombie Lover si vous souhaitez découvrir un film original qui fait la nique aux films de contaminés actuels.

 Arnold Schwarzenegger père d'une zombie nommée Maggie.

QUELQUES INFOS :

Parallèle avec The Walking Dead

Dans le film, le personnage campé par l'ex-gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger cherche par tous les moyens à venir en aide à sa fille infectée. A noter que dans la série The Walking Dead, le méchant de la saison 3 et 4 qui se fait appeler le gouverneur a lui aussi une fille infectée... A l'instar de la série également, le mot "zombie" n'est pas prononcé une seule fois.

L'émotion d'abord

Bien que le sujet se prête particulièrement à des scènes horrifiques, le metteur en scène fait ici le choix de se pencher d'avantage sur la relation entre une fille et son père et de montrer comment ce dernier met tout en oeuvre pour la protéger. Il pourrait s'agir d'un des rôles les plus émouvants de toute la carrière d'Arnold Schwarzenegger.

Motivations

Malgré la profusion de projets mettant en scène des zombies, Henry Hobson a tenu à s'attaquer à ce sujet avec une approche différente :"Au lieu d'évoquer la crise mondiale comme tant d’autres le font déjà, ce film se déroule dans un cadre intime et nous touche en mettant en scène un père et sa fille dans une ville anonyme. Cela permet au public de se projeter dans une situation identique et de se demander ce qu’il ferait s'il y était confronté. Le rythme lent du film permet aussi de mettre en lumière le véritable sens de la notion d'humanité. En se servant des zombies comme d’une maladie mortelle, l’évolution funeste de cette histoire s'articule autour d’une famille éclatée. Quand tout le monde autour de soi est touché, il devient difficile de ressentir de l’empathie et de la compassion. J’étais intrigué par l’idée de montrer comment cela pouvait affecter une famille et une communauté."

L'autre femme

Pour donner vie au personnage de la belle-mère de Maggie (Joely Richardson), le scénariste Scott III John a voulu s’écarter des sentiers battus. Il refusait de la réduire à une belle-mère acariâtre. Son personnage est plus lucide, elle sait ce qui va arriver à Maggie, contrairement à Wade. En tant que mère, elle cherche avant tout à mettre ses enfants en sécurité, ce qui vient évidemment entraver sa relation avec la jeune adolescente malade. De plus, c’est quelqu’un de très religieux, et sa foi n'évite pas les jugements de valeur, créant ainsi des tensions avec Wade et Maggie. Bien que le scénariste a centré l’histoire sur un père et sa fille affrontant la mort imminente de celle-ci, Scott III John considère le dilemme de Caroline comme un rouage essentiel de l’histoire.

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