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Publié par www.matthieulamarque.fr

L'INTERVIEW QUI TUE est une attaque terroriste au cinéma !

Vous avez sans doute entendu parlé du film américain THE INTERVIEW bien avant sa sortie officielle. Oui le film qui a failli, je dis bien failli, provoquer une troisième guerre mondiale. Sa boite de production Sony a bien failli être rayée de toile à cause de certains pirates coréens du web. Chose qui s’est avérée fausse au final mais bon…

Pourquoi tant de haine ? Pourquoi cette même équipe qui avait réalisé « C’est la fin » et « Mes pires voisins » (films vite vus et vites oubliés) sont aujourd’hui les ennemis numéros 1 du soi-disant dictateur ?

Ce qui est fou aujourd’hui c’est de penser qu’un film peut être dangereux et doit être censuré à tout prix voir pire : tuer les créateurs du film. Non ? On peut croire encore à ça en 2015 ? Et la liberté d'expression ? Franchement il n’y a qu’un pays sous une dictature qui peut croire en la censure ! Alors évidemment quand, nous spectateur, on entend ces querelles entre les américains et le dictateur coreen on se dit que le film va faire l’effet d’une bombe atomique. Malheureusement il fait à peine l’effet d’un pet. Car oui, même si le point de départ est une excellente idée (un animateur trash de la tv américaine et son producteur sont invités par le dictateur de Corée fan de leur émission pour une interview exclusive. Les services secrets américains vont alors former le duo Tv pour tuer le dictateur pendant l’interview), le film ne décolle pas. C’est long, les gags tombent à plat, le duo comique est fatiguant… Malgré une grosse production mise en œuvre, les idées sont fauchées. C'est vulgaire, graveleux et FIRE WORK de Katy Perry, c'est bon merciiii !!!

Évidemment quand on voit ce film, on repense au film de Charlie Chaplin « Le Dictateur ». Pas parce que « L’interview qui tue » y fait référence. Non non !! Juste parce que dans des films comiques réussis où l’histoire et le contexte historique donnent une dimension très forte au film, le film de Chaplin reste la référence. La poésie de ce dernier donnait une ampleur particulière et c’est ce qui l’a fait devenir un classique.

On ne retiendra de ce film que la séquence d’ouverture où Eminem se confie en plein direct à l’animateur trash. Il lui dit qu’il aime les hommes et que les paroles de ses chansons reflétaient sa colère car il ne pouvaient pas dire qu’il était gay… Là, Eminem joue le faux Coming out pour donner le coup de grace à la communauté gay ou quoi ? Oui ça c’est la scene que l’on retiendra car vraiment elle est trash. Plus que tout le reste du film. D’ailleurs, depuis vendredi dernier les journalistes américains ne parlent que de cette scene et du pouvoir de l’image car pendant 24h la production du film a extrait la séquence avec Eminem de son contexte et a fait croire que cet interview était issu d’une nouvelle émission… Tout le monde y a cru aux excuses de Eminem ! C'est bien celui là l'interview qui tue...

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